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Pour faire court : qu’on arrête de nous expliquer ce qui est bon pour nous.
Par défautA nous de nous saisir de cette exigence de liberté. Nouvelle Energie et David Lisnard nous offrent cette possibilité. A nous de nous en emparer.
Cybersécurité : les inquiétudes des collectivités sur la directive NIS 2
Par défaut
Alors que le projet de loi de transposition de la directive européenne « NIS 2 » va être examiné au Sénat les 11 et 12 mars prochains, les collectivités concernées sont encore dans le flou sur de nombreux points.
Par Lucile Bonnin
Une table ronde a été organisée hier par la Commission spéciale résilience cybersécurité du Sénat avec les représentants des différents échelons des collectivités locales pour évoquer le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, présenté officiellement en octobre dernier et depuis en attente d’examen par le Parlement.
Le projet de loi de transposition de la directive européenne « NIS 2 » a été présenté en Conseil des ministres début octobre (lire Maire info du 18 octobre). 1 489 collectivités territoriales et 992 communautés de communes métropolitaines et d’outre-mer devraient être concernées par ces nouvelles règles en matière de cybersécurité. La transposition de la directive sera examinée au sein du projet de loi « visant à renforcer les dispositifs nationaux de sécurisation des activités d’importance vitale et de lutte contre les menaces cyber » dès le 11 mars au Sénat.
Ainsi, plus d’un mois avant le début de son parcours législatif, les représentants des collectivités (communes, intercommunalités, département et régions) ciblées par la directive ont pu rappeler que s’ils partagent l’ambition d’un renforcement de la cybersécurité, des inquiétudes subsistent sur au texte qui arrive au Sénat.
« Tenir compte de la réalité des communes et EPCI »
« Quand on n’est pas un élu local, on ne peut pas tout mesurer », rappelait en octobre dernier Anne le Henanff, députée du Morbihan et rapporteure d’un rapport sur les enjeux de la transposition de la directive « NIS 2 » de la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) (lire Maire info du 4 octobre). C’est dans ce cadre que la voix des collectivités est entendue : afin d’éviter les effets de bord indésirables.
« Le législateur doit tenir compte de la réalité des communes et EPCI afin que la mise en œuvre [de la directive NIS2] soit supportable et faisable », a indiqué hier Michel Sauvade, coprésident de la commission numérique de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalités (AMF).
Le projet de loi prévoit que les entités essentielles et les entités importantes devront, selon leur classification, répondre à certaines obligations. Les régions, les départements, les métropoles, les communautés urbaines et d’agglomérations et les communes d’une population supérieure à 30 000 habitants correspondent au spectre des « entités essentielles » (elles auront davantage d’objectifs à remplir que les entités importantes). Pour les entités importantes, sont notamment concernés « les communautés de communes et leurs établissements publics administratifs ». La ministre Clara Chappaz, auditionnée la semaine dernière, avait précisé que « l’immense majorité des communes ne seront concernées que par leur intercommunalité de rattachement » (lire Maire info du 29 janvier).
Coûts et emplois
De nombreuses inquiétudes ont été soulevées hier au Sénat. D’abord, du côté de l’AMF, on s’inquiète des « conditions dans lesquelles les collectivités vont devoir mettre en œuvre les nouvelles obligations dont on sait qu’elles seront coûteuses d’un point de vue financier mais aussi en termes humain et matériel ». Tous les représentants des collectivités ont regretté l’absence d’une étude d’impact pour qualifier les risques, les menaces, les coûts financiers, administratifs des attaques. Il est en effet particulièrement complexe d’estimer le coût que pourraient avoir ces nouvelles obligations.
Une incertitude qui inquiète d’autant plus que les prévisions faites localement paraissent très importantes. Pour la région Bretagne par exemple, Jérôme Tré-Hardy, conseiller régional, indique que selon des estimations internes, ce sont « plusieurs millions d’euros de budget qui devraient être alloués aux systèmes d’informations pour se mettre au niveau de ce qui va nous être demandé », alors même que la région est très avancée sur ces questions de cybersécurité. Par ailleurs, ces nouvelles dépenses risquent de peser lourd dans « le contexte d’incertitudes financières actuel que connaissent les collectivités », renchérit Michel Sauvade.
Localement, les moyens humains manquent aussi. La tension sur les métiers cyber est de plus en plus importante et les collectivités rencontrent de grandes difficultés dans le recrutement de ce type de professionnels. Ils sont pourtant une ressource indispensable à la réussite de NIS 2. Par exemple, au niveau du département des systèmes d’information du département du Puy-de-Dôme, 23 départs ont été observés dans les trois dernières années, pour seulement 12 recrutements récents et 11 postes toujours à pourvoir. « C’est un enjeu de fonctionnement au quotidien », témoigne Michel Sauvade, en sa qualité vice-président du Conseil départemental, qui dénonce notamment la concurrence avec le privé.
Besoin d’accompagnement
Pour pouvoir respecter de nouvelles obligations, encore faut-il savoir qu’elles existent. Les représentants de collectivités déplorent unanimement le manque de sensibilisation mené sur le sujet NIS 2. Constance Nebbula, corapporteure de la délégation numérique de Régions de France, rappelle que selon le baromètre de la maturité cyber, sur 500 décideurs informatique interrogés, « 23 % n’ont jamais entendu parler de NIS 2 et seuls 24 % se déclarent prêts ». En ce sens, « la relation entre les collectivités et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) doit être fluide », selon Patrick Chaize. D’autant que les 15 000 entités concernées (essentielles et importantes) devront s’enregistrer auprès de l’Anssi et indiquer elles-mêmes leur catégorie d’entité.
Plus largement, les collectivités espèrent un accompagnement financier de la part de l’État. Dans un communiqué publié l’année dernière, les associations d’élus demandaient « une prolongation des financements et une évolution du rôle des CSIRT (1) » afin de saisir « l’opportunité à moindre coût d’accélérer la consolidation des écosystèmes cyber régionaux, le partage des bonnes pratiques, la formation et la labellisation d’experts cyber, en lien avec les Campus Cyber, alors que tous les acteurs anticipent une explosion de la demande d’accompagnement dès l’entrée en vigueur de la future loi de transposition ».
(1) Depuis 2021 et à travers le plan France Relance, l’Anssi accompagne le déploiement et la structuration de 16 CSIRT territoriaux. Ils sont complémentaires des autres acteurs cyber et ces équipes portent des missions de prévention, de sensibilisation et d’accompagnement dans la montée en maturité des acteurs de leurs régions.
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2025 : Je joins mes voeux à ceux de David Lisnard.
Par défautJe vous souhaite à tous une excellente année 2025 pleine d’espoir et de santé pour vous et pour vos proches. Elle sera celle de l’engagement pour sortir du marais dans lequel nous sommes doucement en train de nous enfoncer collectivement.
Je rejoins les vœux de David Lisnard adressés ce jour de nouvel an :

Chers amis,
Alors que nous entrons dans cette nouvelle année 2025, je tiens à vous adresser, ainsi qu’à vos familles et à vos proches, mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux.
Que cette année soit pour chacun d’entre vous une année de santé, de joie et de réussite.
Pour notre pays, je forme le vœu qu’elle soit une année qui puisse nous conduire vers l’unité retrouvée et l’élan collectif, ce qui nécessite au préalable vérité et sursaut politique.
Les crises successives ont fragilisé notre nation. Elles ont également révélé la force d’âme des Français, notre capacité à innover pour surmonter les épreuves.
Mais le spectacle politique chaotique, énième et ultime expression d’une déliquescence de la conduite de l’État, doit nous inciter à redoubler d’efforts pour faire triompher notre vision de renouveau, fondée sur la liberté, l’ordre et la dignité.
2024 nous aura en effet confirmé que les Français sont capables du meilleur et son système politique du pire.
Le meilleur, nous l’avons vu dans la grande réussite sportive et organisationnelle des Jeux Olympiques, dans l’engagement de dizaines de milliers de bénévoles, dans le professionnalisme des forces de sécurité, dans l’esprit de dépassement de nos athlètes. Nous l’avons vécu à travers l’émouvante restauration de Notre-Dame-de-Paris, symbole de la transmission de savoir-faire uniques et ancestraux qui font la grandeur de notre culture et la fierté de notre pays. Nous l’avons constaté dans la générosité d’un peuple français toujours prêt à être solidaire face aux tragédies, qu’il s’agisse de la dramatique actualité que vivent nos compatriotes de Mayotte ou des terribles inondations qu’ont connues nos voisins espagnols de Valence. Le peuple français sait se mobiliser avec constance et dévouement pour les grandes causes, notamment la recherche médicale et l’aide aux populations victimes de la guerre et aux individus souffrant de l’oppression. Là réside aussi notre dignité comme nation.
Il est donc déplorable que dans le même temps, une caste et un système politiques se soient montrés particulièrement indignes.
Une succession de décisions aussi incompréhensibles qu’irresponsables au plus niveau de l’État ont mené le pays à une instabilité politique inédite sous notre Ve République. Quatre Premiers ministres en une année, des ministères sans continuité, des combinaisons politiciennes dégradantes, des séquences de communication aussi racoleuses que stériles, des comportements honteux constatés à l’Assemblée nationale, des concours Lépine de la création de taxes et d’impôts en tous genres… Tout ceci relèverait de la chronique politique sans grand intérêt si cette situation ne se déroulait pas dans un contexte particulièrement dégradé.
Les technocrates, par leurs politiques étatistes, conformistes et déconnectées du réel, ont conduit la France à une situation de déclassement qui menace l’avenir proche de notre nation. Les comptes publics de l’État sont détériorés à tel point que nos capacités d’investissement dans l’avenir, l’éducation et les infrastructures, sont compromises. Notre souveraineté en est remise en cause.
La France ne peut plus se permettre de perdre du temps.
Le monde avance à une vitesse jusqu’ici inédite, avec des innovations techniques fascinantes, qu’il s’agisse d’intelligence artificielle ou de calcul quantique, qui vont bouleverser nos sociétés et nos États. La conjoncture géopolitique demeure inflammable, avec la résurgence d’empires illibéraux qui menacent au quotidien nos intérêts partout dans le monde et sur notre territoire national, alimentant déstabilisation numérique et menaces terroristes. Chaque journée perdue en combinazioni médiocres, en règlementations socialo-étatistes, en idéologie de la décroissance ou du repli, aggrave la situation de notre pays, de nos enfants.
Je fais donc le vœu d’un sursaut politique radical et puissant, d’une clarification au service des forces de la liberté, de l’ordre et de l’unité. Cette clarification ne pourra s’effectuer que par un prochain retour au peuple, c’est à dire aux urnes, qu’il s’agisse de nouvelles élections ou de référendums. Notre pays en a fondamentalement besoin pour mettre fin à l’inertie et la superficialité de sa classe politique qui nous poussent vers le précipice.
À Nouvelle Énergie, nous construisons cette offre radicale porteuse d’espérance.
L’année 2024 a été marquée par des avancées importantes. Nous avons renforcé notre présence sur le terrain, consolidé nos idées dans le débat public et pris des positions claires face aux grands défis de notre temps : la crise des finances publiques, une véritable réforme de nos retraites pour sauver un système en voie d’implosion, la question démographique et migratoire, la lutte contre l’insécurité, le redressement de l’instruction de nos enfants, et la mère de toutes les réformes que constitue la redéfinition profonde du périmètre de l’État, sans laquelle nos marges de manœuvre resteront limitées.
Nous constatons d’ailleurs la reprise de nos alertes comme de certaines de nos propositions, jusqu’alors ignorées ou balayées d’un revers de main.
Pour 2025, je souhaite que nous franchissions ensemble une nouvelle étape. Nous devons intensifier nos efforts pour préparer les échéances électorales imminentes qui se dessinent, élargir toujours davantage notre base d’adhérents et sympathisants, continuer à fédérer autour d’un projet plus complet encore, et surtout entendu par le plus grand nombre, augmenter nos moyens humains et financiers pour faire connaître nos idées, développer nos outils numériques, former nos cadres et nos jeunes. Notre ambition est claire : bâtir une alternative crédible et audacieuse qui puisse s’imposer au pouvoir et redresser enfin très rapidement la France.
Détruisons l’édifice obsolète du social-étatisme en faillite qui nous enferme dans la médiocrité et la discorde, libérons l’énergie des individus, seule véritable source de prospérité et de grandeur.
Construisons une France affranchie de ses chaînes, où chaque individu est libre d’innover, d’entreprendre et de sculpter son destin.
Ces vœux, je les porte avec détermination et volonté, car je crois profondément que notre mouvement est le seul qui puisse tracer un chemin d’espoir et d’action pour la France. Nouvelle Énergie n’est pas seulement un parti politique ; c’est une vision et un projet fondés sur des convictions solides : la liberté, la responsabilité, l’unité nationale et la performance publique.
La France a tout pour réussir. Mais elle a besoin d’actes forts, d’une vision claire, d’une rupture profonde et d’une énergie nouvelle. Je sais pouvoir compter sur chacun d’entre vous pour faire entendre notre voix, convaincre et faire triompher nos idées.
Portons ensemble cette espérance pour notre pays. Soyons au rendez-vous de l’histoire et des exigences de notre temps.
Je vous souhaite une année 2025 pleine de vigueur, de succès et de satisfactions dans tous les combats que nous allons mener pour la France.
Avec toute mon amitié et ma fidélité,
David Lisnard Président de Nouvelle Énergie
