La République un marche : un culte de la personnalité naissant ?

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WP_20170531_17_05_39_Pro (2).jpgDifficile aujourd’hui d’émettre quelque réserve que ce soit sur la belle victoire d’Emmanuel Marcon et ses suites sans être taxé immédiatement de mauvais esprit ou pire – je l’ai entendu – d’être accusé de vouloir agir contre l’intérêt de la France.

J’ai d’ailleurs pris beaucoup de soin à  intervenir le moins possible sur les débats en cours, y compris lorsque le MoDem, régionalement ou nationalement était impliqué. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai pris un certain recul par rapport au Mouvement.

Ceci me donne le droit, je pense de ressentir un certain malaise on voyant apparaître progressivement les affiches des candidats « en Marche » sur le département : le hasard a fait qu’en 2 jours j’ai été confronté aux documents de campagne des différents candidats du département :

Si l’intérêt médiatique de cette communication est évident, et cela contribuera certainement à poursuivre la dynamique de la présidentielle, cela écarte par contre les suppléants, à l’exception de Valérie Coudun.

Mais cela rappelle surtout des affiches précédentes d’autres partis et c’est pour moi un vrai problème. La politique n’a rien à attendre de bon d’un culte de la personnalité exacerbé et il n’est pas souhaitable que la France s’engage sur le chemin.

Il s’agit là d’une opinion personnelle, évidemment…

Vice-Président du Modem 63, je me mets en retrait de la Fédération départementale du MoDem.

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Au vu de la situation dans le Puy-de-Dôme pour les élections législatives, Vice Président du Modem 63,je me mets en retrait du Mouvement departemental jusqu’au prochain conseil national, dont je suis membre par ailleurs.

J’en ai informé hier le secrétaire national Marc FESNEAU.

Militants du centre et de la droite, face à l’agitation, prenons le temps de réfléchir.

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Engagement politique Démocrate et Républicain 2.0

Une agitation jamais vue gagne les rangs des centristes de l’UDI et des Républicains. C’est bien l’effet escompté. Dans un des reportages de France 2 diffusé dernièrement Emmanuel Macron expliquait qu’il ne fallait pas compter sur l’appui des états-majors des partis et qu’il fallait donc les déstabiliser.

 La manœuvre fonctionne : demande d’investiture LREM de tel ou tel, appel à répondre à la « main tendue » avec publication dans l’urgence des élus signataires en pleine constitution du gouvernement, appels du pieds plus ou moins discrets… Jusqu’à l’intitulé la REPUBLIQUE en marche qui vient ajouter un peu plus de confusion dans les esprits des républicains, encartés ou non.

Il est urgent de prendre le temps et de ne pas se laisser entraîner dans un maelstrom dont personne ne mesure vraiment les effets.

Sans posture d’opposition systématique évidemment, mais sans se ruer tels des papillons sur la lumière, commençons par regarder ce qui…

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Michel Fanget s’est mis en marche ; il aurait mieux fait de se mettre au billard…

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michel FangetQue penser de l’article paru dans le journal La Montagne ce matin sous la plume de Jean-Paul Gondeau et revenant sur les investitures accordées par la commission de la « République en Marche » ? On y découvre les attentes de Michel FANGET pour être repêché après avoir été écarté au profit de Valérie THOMAS sur la 1ère circonscription du Puy de Dôme :

Vous allez voir c’est on ne peut plus simple :

1°) ON dégage Valérie THOMAS de la première circonscription.

Elle est l’une des chevilles ouvrières de Macron depuis le début dans le département ?

Pas un souci, ON lui fait une fleur en lui offrant une circonscription au moins aussi facile. A se demander pourquoi elle n’y a pas pensé avant.

2°) ON parachute Valérie THOMAS sur la 4ème circonscription.

Là pas de souci, elle est quasi élue.  Mais pourtant il y a d’autres postulants République en marche ?

Ah bon, je ne sais pas, vous croyez ?

Moralité :

Michel FANGET est un fin stratège pour qui le billard en 3 bandes minimum n’a pas de secret. C’est avec un profond respect que je lui ai donc indiqué personnellement toute mon admiration. Je ne peux qu’être admiratif  en effet de cette intelligence politique profonde et désintéressée. Il est clair qu’ON ne peut pas s’en passer et que nous ne lui arrivons pas à la cheville.

C’est quand même dommage que Valérie THOMAS n’en soit pas consciente…

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La Montagne, indiscrétions du 14 mai 2017

En attendant, je vais cultiver mon jardin…

Michel SAUVADE

Epilogue : la Montagne annonce à l’instant l’investiture de Michel FANGET pour LREM dans la 4ème circonscription ! Ca tombe bien : elle est « tout aussi gagnable que la 1ère ».

 

Engagement politique au centre et à droite : cet espace d’échange trouve tout son sens dans le contexte politique actuel.

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Engagement politique Démocrate et Républicain 2.0

aiguillageLorsque ce blog a été lancé, bien peu, je pense, imaginait quelle serait, quelques mois plus tard la situation politique du Centre et de la Droite.

Loin de revendiquer telle ou telle exclusivité sur l’un ou l’autre de ces termes, nous désirons continuer à maintenir ouvert cet espace d’échanges entre militants encartés à tout mouvement politique se réclamant de la Droite et/ou du Centre. Républicains, UDI et composantes associées, MoDem, En Marche…

Car aujourd’hui, concrètement, le choix qui se pose à nous est assez simple :

  • Suivre Emmanuel Macron et s’engager dans la République en marche.
  • S’inscrire dans l’opposition au Président élu comme le fait la direction des Républicains.
  • Ou rester dans son mouvement politique, en position de soutenir ou de s’opposer à telle action inscrite dans le projet gouvernemental qui va se mettre en place dans les jours qui viennent.

Pour ma part c’est cette option que je retiens…

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Alors qu’émettre des réserves sur E. Macron peut devenir un crime de lèse-majesté…

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vampireFaisant suite à plusieurs remarques au sujet de mon « je suis désolé, Emmanuel Macron, je ne le sentais pas hier, je ne le sens pas davantage aujourd’hui » après l’avoir félicité pour son élection, comme tout bon démocrate doit le faire, voici quelques éléments de réflexion :
Moi je veux bien qu’il n’y ait qu’une façon de penser :
– Ce serait plus confortable pour moi de suivre le mouvement de l’immense majorité du MoDem.
– Ce serait plus confortable de rester tranquillement dans mon coin en attendant la suite.
– Ce serait plus confortable, par ambition, de me mettre en marche, en un mot, en suivant le mouvement, sans me poser de question.
 
Maintenant, jusqu’à présent :
– Je n’ai jamais « prêché », et je n’ai pas l’intention de commencer.
– Je n’ai volontairement rien dit hier, par respect pour le bonheur de ceux qui ont voté Macron au deuxième tour – dont j’étais par ailleurs – qui se réjouissaient de cette belle victoire.
– J’ai toujours respecté les positions des uns et des autres, même si je ne les partageais pas, et je continuerai.
 
Alors permettez-moi :
– D’être loyal avec les engagements pris lors de la campagne de la primaire de la droite et du centre derrière Alain Juppé. Là aussi faire campagne dans ces conditions, vous l’imaginez ce n’était pas simple. Je l’assume sans état d’âme.
– D’exprimer des réserves sur ce qui est en train de se passer. Ces réserves je les ai d’ailleurs communiquées lors du dernier conseil national du MoDem. Et je dois dire que, si j’étais le seul, je ne me suis pas senti rejeté, marginalisé et surtout que j’étais respecté dans mes choix.
– Paradoxalement, la démarche de co-construction annoncée par E. Macron correspond, pour ceux qui me connaissent, à ma façon de fonctionner, je n’ai donc pas d’a priori là dessus, si cette démarche est effective.
 
Donc, plutôt que de grimper dans les tours :
– Attendons ensemble de voir les premières décisions du nouveau Président (choix du PM et investitures aux législatives) ; on pourra alors débattre sur des faits et non sur des sentiments.
– Acceptons que tous les Français ne soient pas comme un seul homme derrière cette élection et occupons-nous plutôt de comprendre quelles en sont les raisons, notamment celles qui font que plus de la moitié des communes françaises ont placé le FN en tête au premier tour – mais visiblement, dans l’euphorie, tout le monde s’en fout –
– Et reconnaissons que l’idolâtrie dans tous ses excès n’est pas une bonne chose pour la démocratie, d’où qu’elle vienne…
 
Mais surtout, surtout, ne brandissez pas la morale pour stigmatiser telle ou telle position : le résultat de l’élection a donné au moins autant de devoirs que de droits à E. Macron.
 
Je terminerai par une citation de Bayrou : « Certes, je n’aime pas le PS d’appareil, le PS sectaire. Et Dieu sait qu’il existe, qu’il roule des mécaniques. Je le trouve effarant, dans son contentement de lui-même, dans sa certitude d’avoir raison moralement, dans un mélange de privilèges amassés et de bonne conscience étalée, certain d’être fondé à user de tous les moyens, même les pires, pour le triomphe de sa « bonne cause ».
A droite, on partage parfois le même cynisme, la même certitude que la fin justifie les moyens, mais au moins la bonne conscience en bandoulière nous est elle épargnée ». (F. BAYROU, 2012, état d’urgence, page 35)
 
Acceptons tous ensemble que les Français aient leur propre éthique et puissent penser par eux-mêmes en toute liberté, les choses iront bien mieux !