Conférence Nationale des territoires : un lancement « numérique »qu’il faudra mettre en orbite…

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DSC00941 (2).JPGSalle comble au Sénat ce lundi 17 juillet pour assister au lancement de la Conférence nationale des territoires voulue par le Président de la République Emmanuel Macron : parlementaires, représentants des associations d’élus et autres acteurs de l’aménagement étaient présents en nombre.

Le Puy de Dôme était représenté par la sénatrice Michèle ANDRE et Jean-Yves GOUTTEBEL ; j’étais présent également, au titre de l’Association des Maires de France ; occasion d’échanger avec Philippe WAHL, Président du Groupe la Poste, rencontré précédemment lors d’un comité directeur de l’AMF et de retrouver avec beaucoup de plaisir Marc FESNEAU, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, que le hasard a placé à mes côtés et que je n’avais pas revu depuis ma démission du MoDem.

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Au delà du côté « mondain », plutôt accessoire en fait – même si cela montre que le Livradois-Forez est présent – l’enjeu était celui des relations à venir entre l’exécutif et les collectivités locales pour le quinquennat : le discours du Président du Sénat, Gérard LARCHER et celui du Président de la République on rapidement « délimité le territoire » des uns et des autres tout en manifestant la volonté commune d’avancer avec respect et confiance :

http://videos.senat.fr/frame2.371598_5967715fb98cc?timecode=233595

Et en version intégrale, vidéo….

et texte : http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-d-emmanuel-macron-au-senat-lors-de-la-conference-des-territoires/

Il est clair que les mois qui viennent seront déterminants sur ce point pour la réussite du quinquennat… et les dossiers explosifs ne manquent pas.

C’est dans ce cadre qu’ont débuté ensuite les 5 ateliers destinés à décliner la stratégie qui venait d’être définie :

  • atelier.jpgAtelier 1 – vivre où on l’a choisi
  • Atelier 2 – Des territoires en dialogue
  • Atelier 3 – Imaginer et construire ensemble
  • Atelier 4 – La transition écologique de la société et des territoires
  • Atelier 5 – La mutation numérique de la société et des territoires

Participation pour ma part à l’atelier 5 présidé par Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’Etat au numérique : l’objectif est de faire des propositions d’actions pour « co-construire un pacte numérique de la CNT » d’ici  la prochaine conférence des territoires, avant la fin de l’année.

La feuille de route présidentielle est claire :

 » C’est avec le même état d’esprit enfin que je me suis engagé à la couverture intégrale pour tous les Français en très haut débit. Je souhaite encore accélérer ce calendrier afin de parvenir à une couverture en haut et très haut débit d’ici la fin de l’année 2020. Sur ce sujet avec nombre d’entre vous durant la mandature précédente nous avons construit des solutions pour essayer de couvrir les manques, de rattraper les retards, de pousser les opérateurs, c’est la première chose qui nourrit les extrêmes, la première chose. Je dis fin 2020, je vous confirme et plus 2022, vous avez bien entendu, parce que si je vous dis 2022 je ne suis pas sûr que je serai en situation parfaite de pouvoir en répondre. Si je vous dis fin 2020 je sais que j’aurai encore l’année 2021 pour pouvoir rattraper les retards.

Parce que nous avons appris collectivement avec le temps. D’abord on a promis de couvrir les centre-bourgs, rapidement on s’est aperçu que la couverture du centre-bourg ne valait pas couverture de la commune grâce d’ailleurs en particulier au Sénat, je m’en souviens, des amendements ont été pris qui ont permis de déployer des antennes-relais et donc de conduire les opérateurs à avoir des contraintes supplémentaires. Est-ce encore suffisant ? Pas totalement les déploiements ne sont pas assez rapides, les opérateurs aujourd’hui rechignent encore dans les endroits qui sont les moins rentables, nous devons donc d’ici à la fin de l’année prendre des dispositions nouvelles d’incitation et de contrainte à l’égard des opérateurs de téléphonie.

Ensuite, regarder également la nature du plan qui a été pensé par l’Etat pour envisager les complémentarités technologiques. Il est impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République, ça n’est pas vrai, cette promesse est intenable technologiquement et financièrement. Par contre, nous devons et nous pouvons jouer sur les complémentarités entre la fibre et le mobile et en particulier l’Internet mobile. Nous pouvons déployer des cellules dites cellules Femto et nous pouvons jouer sur la complémentarité avec le déploiement satellite qui est au coeur d’ailleurs de la stratégie de l’Etat en la matière. C’est donc aussi cette reconfiguration technologique qui doit être portée. Enfin, l’Etat affectera une part du grand plan d’investissement à cette priorité pour là où c’est nécessaire, là où des carences seront constatées se substituer aux opérateurs défaillants. »

Au delà de cette prise de contact il va donc falloir se retrousser les manches dans les semaines à venir. J’avais été amené au mois de mai à intervenir sur le dossier pour rappeler l’urgence et l’importance de l’enjeu (http://www.avicca.org/content/trip-printemps-2017) il va falloir très vite entrer dans le dur :

Les associations d’élus saluent la méthode ; nous continuerons à être force de proposition et feront tout pour la réussite de cet ambitieux programme, à la hauteur des moyens de nos collectivités, évidemment, et dans les temps. Des aller-retour en perspective entre Marsac et Paris…

Localement les élus devront s’appuyer avec énergie sur la programme « 1300 sites stratégiques » (http://www.francethd.fr/mobile/guichet-800-sites-strategiques.php) et sur la Plateforme « France mobile », mise à leur disposition depuis le début de l’année (http://www.francethd.fr/mobile/plateforme-francemobile.php). Un début encourageant : la secteur de Prabouré a été retenu dans le premier programme, la commune de Saint Ferréol vient de l’être dans le cadre de la seconde. Il faut poursuivre et que les résultats soient rapidement perceptibles.

Un lancement « numérique » a priori réussi pour cette Conférence Nationale des Territoires. A nous tous, ici et nationalement de mettre la téléphonie mobile et le très haut débit en orbite dans les mois qui viennent. C’est l’affaire de tous.

 

 

 

 

 

Je démissionne ce soir du MoDem sans regret et sans hésitation.

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Pendant plus de 10 ans j’ai été un militant engagé du MoDem comme adhérent, membre du conseil départemental, puis en tant que vice-président de la fédération du Puy de Dôme. J’ai représenté l’Auvergne durant 2 mandats au conseil national du Mouvement démocrate. Sous les couleurs du Modem, j’ai conduit plusieurs élections : les cantonales de 2011 qui m’ont amené au second tour dans le canton d’Ambert, les législatives de 2012 sur la 5ème circonscription du Puy de Dôme ; en 2015 Valérie Prunier (LR) et moi-même sommes devenus conseillers départementaux du canton d’Ambert.

Aujourd’hui, une page est en train de se tourner pour le MoDem, nationalement et localement :

          Nationalement, le choix fait par François Bayrou de rejoindre Emmanuel Macron lui a permis de devenir Garde des Sceaux et de conduire la moralisation de la vie publique – une excellente chose – à défaut de devenir lui-même Président de la République, ce pourquoi le MoDem avait été constitué.

          Localement dans le cadre des législatives, 2 candidats MoDem sont investis dans le Puy de Dôme au titre de la nouvelle majorité présidentielle. Ce rattachement tourne le dos à l’accord conclu dans le département qui a fait de moi le seul conseiller départemental du Puy de Dôme au sein du groupe de l’Union des Républicains, alliance des Républicains, de l’UDI et du MoDem. Cet accord avait d’ailleurs été reconduit avec succès pour les élections régionales de 2015.

Naturellement, dans ce contexte, une page se tourne aussi pour moi : durant toutes ces années les pratiques internes du mouvement et son orientation se sont progressivement éloignées de ce pourquoi je m’étais engagé.

          Le conseil départemental du mouvement, comme son conseil national se sont progressivement transformés en chambre d’enregistrement, lorsque même ils étaient réunis, ce qui est devenu de plus en plus rarement le cas. Les choix personnels de François Bayrou ont été au mieux annoncés a posteriori au conseil national, voire découverts dans la presse, en tout état de cause sans le moindre débat.

          Les dernières élections régionales et législatives ont été le théâtre de parachutages indignes, de décisions arbitraires qui, si elles ne me concernaient pas directement, ont témoigné d’un profond mépris pour les militants engagés localement.

Les volte-face politiques, le peu de cas fait des militants ont eu pour conséquence une érosion progressive, puis une disparition presque totale des adhérents : quelques dizaines tout au plus désormais dans le Puy de Dôme. Depuis près de 2 ans, en interne, j’ai alerté sur ces dérives, intervenant même en conseil national sur le nécessaire respect dû aux militants en échange de leur engagement et de leur loyauté ; Sans succès. Aujourd’hui, le Mouvement, en dehors des accords d’appareil, comme cela a pu être le cas entre le Parti Socialiste et les Ecologistes en d’autres temps, n’est plus une force politique opérationnelle sur le terrain, devenu inaudible pour nos concitoyens.

Je continuerai à me battre pour les valeurs que ce Mouvement a renoncé à porter, et qui demeurent mes propres valeurs. J’ai rencontré dans le Modem des personnels, des militants et des élus en tous points remarquables, engagés et convaincus, comme j’ai pu y croiser les pires ambitions et le pire aveuglement égoïstes. Si j’ai déjà oublié ces derniers, les liens avec les premiers ne sont pas et ne seront pas coupés : ils font toujours partie de cette vie politique que beaucoup aujourd’hui ont peur d’assumer et que je revendique avec fierté. Quant à François Bayrou si son empathie et sa capacité à mobiliser avaient été à la hauteur de son analyse politique il serait aujourd’hui appelé à d’autres fonctions que celles qui sont les siennes. Pas plus ici qu’ailleurs, le culte de la personnalité n’a sa place et je le combattrai toujours. On n’a jamais raison tout seul.

Ne souhaitant pas cautionner ces pratiques internes détestables, et ne voulant pas devenir complice de ce que je considère comme une formidable escroquerie politique nationale, après m’être mis en retrait localement du MoDem, j’ai pris la décision d’en démissionner à compter de ce jour, dimanche 11 juin 2017, pour poursuivre en toute liberté mon engagement personnel de citoyen, de maire et de conseiller départemental au service de la démocratie et de mes concitoyens.

Michel SAUVADE

Macron et le culte de la personnalité : Guy Lavocat répond – partiellement – à mon interrogation. Ben, je vais développer, alors…

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Avec le commentaire de Jean-Marie HERNANDEZ sur Ambert au centre par rapport à mes interrogations sur les affiches de campagne des candidats de la République en marche je pensais que l’échange était clos, chacun ayant pu exprimer son point de vue ; et c’était très bien ainsi.

Le commentaire de Guy Lavocat, référent très impliqué et très efficace d’En Marche dans le Puy de Dôme, s’il montre la volonté de débattre toujours appréciable, interpelle quant à son contenu et justifie de préciser les choses :

« Vous êtes gêné par ces visages, nouveaux, qui ne demandent qu’à être regardés et écoutés, comme le sont génés les appareils traditionnels face à la vague En Marche. L’instinct de survie vous dicte cette attitude face au « grand remplacement » qui est en cours et dont tous les visages maintes et maintes fois vus et revus font faire les frais.
Oui. Il n’est pas anormal de lancer nos candidats, inconnus du grand public, en affichant leur visage à côté de celui de notre président. N’en déplaise à certains qui tente par tous les moyens de « récupèrer » les miettes de sa victoire en se prétendant d’une majorité presidentielle de circonstance. Là au moins les choses sont claires !
Bonne journée ».

  • «  le grand remplacement » qui est en cours est parfaitement compréhensible : sortir les sortants est un slogan vieux comme la politique. On n’a d’ailleurs pas attendu la vague en marche pour ce qui nous concerne puisque, depuis plus d’un an, c’est Florence DINOUARD qui porte les couleurs ici de nos idées. Pour moi, pas d’instinct de survie, mais la volonté d’élargir et d’associer un maximum de nouveaux acteurs de la vie politique locale : c’est le cas de Florence, conseillère municipale fraichement élue.
  • Le « Vous êtes gêné par ces visages, nouveaux, qui ne demandent qu’à être regardés et écoutés. » m’a juste assis et stupéfait : sur 5 candidats LREM dans le Puy de Dôme, 3 sont pour le moins tout sauf des visages nouveaux.
    • Mohand HAMOUMOU, dans la seconde circonscription : en est à son second mandat en tant que maire – comme moi ! – de Volvic et on ne peut pas dire que ses prises de position durant cette période ont toujours brillé par leur clarté et leur persistance dans le temps.
    •  Laurence VICHNIEVSKY, dans la 3ème circonscription : depuis son parachutage dans le cadre des dernières élections régionales sur la liste conduite par Brice Hortefeux et Laurent Wauquiez après un parcours, comment dire, atypique et plutôt méridional… n’a pas brillé par sa présence dans le département. Et c’est le vice-président du MoDem 63 que je suis qui l’affirme. Si besoin je peux développer, là aussi. https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurence_Vichnievsky
    •  Quant à Michel FANGET, refusé par En Marche dans la première, puis parachuté et imposé par le MoDem dans la 4ème : le présenter comme un nouveau visage de la politique puydômoise, « inconnu du grand public » – il appréciera lui qui met si souvent en avant sa notoriété – faut quand même être gonflé ou totalement ignorant de la vie politique locale antérieure : sa première campagne date de 1989 à Clermont, 28 ans quand même, Valérie Thomas l’a d’ailleurs souligné récemment et à juste titre ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Fanget et https://sauvade.net/2017/05/13/michel-fanget-sest-mis-en-marche-il-aurait-mieux-fait-de-se-mettre-au-billard/

Donc, pour faire court :

1 – Ici on n’a pas attendu en marche pour privilégier le renouvellement et l’élargissement des équipes : c’est même le but premier de l’association Ambert au centre que je préside. J’ai d’ailleurs déjà salué à plusieurs reprises le vrai renouvellement qu’à permis parfois l’aventure « En Marche » et je ne retire rien à ce propos. Ce qui permet de dénoncer les recyclages de plus ou moins bonne qualité. Rien de nouveau !

2 – Malheureusement ce commentaire de Guy LAVOCAT renforce mes craintes quant à une posture de communication, certes très efficace, mais totalement déconnectée de la réalité du Puy de Dôme dans 3 cas sur 5. Le fait qu’elle soit clairement assumée et justifiée ne peut que m’inquiéter davantage. Donc, dans la com, rien de nouveau !

3 – Il faudra que les Clermontois prennent l’habitude de considérer les électeurs de la 5ème circonscription autrement que comme des naïfs à qui on peut vendre un âne dans un sac. D’autres s’y sont amusés, ils ont perdu. A propos d’âne, mon cher Guy, ce n’est pas parce qu’on peint des rayures à un âne qu’on en fait un zèbre… Rien de nouveau, malheureusement !

4 – Je reste, nous restons ouverts au débat, sans certitude et sans a priori mais intransigeant quant à nos valeurs et notre fierté de faire de la politique, à une époque où cela devient presque une maladie honteuse.

5 – Pour toutes ces raisons, de renouveau des candidats, d’engagement et de défense des valeurs républicaines, de volonté de faire gagner la France et notre circonscription, et parce que nous l’avons décidé ainsi librement, nous soutenons sans hésitation, faisons campagne le pinceau de colle et les tracts à la main, et appelons à voter Florence DINOUARD et Jean-Christian COURCHINOUX ici, parce que nous les connaissons bien, sous leur vrai visage :

 

 

 

 

La République un marche : un culte de la personnalité naissant ?

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WP_20170531_17_05_39_Pro (2).jpgDifficile aujourd’hui d’émettre quelque réserve que ce soit sur la belle victoire d’Emmanuel Marcon et ses suites sans être taxé immédiatement de mauvais esprit ou pire – je l’ai entendu – d’être accusé de vouloir agir contre l’intérêt de la France.

J’ai d’ailleurs pris beaucoup de soin à  intervenir le moins possible sur les débats en cours, y compris lorsque le MoDem, régionalement ou nationalement était impliqué. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai pris un certain recul par rapport au Mouvement.

Ceci me donne le droit, je pense de ressentir un certain malaise on voyant apparaître progressivement les affiches des candidats « en Marche » sur le département : le hasard a fait qu’en 2 jours j’ai été confronté aux documents de campagne des différents candidats du département :

Si l’intérêt médiatique de cette communication est évident, et cela contribuera certainement à poursuivre la dynamique de la présidentielle, cela écarte par contre les suppléants, à l’exception de Valérie Coudun.

Mais cela rappelle surtout des affiches précédentes d’autres partis et c’est pour moi un vrai problème. La politique n’a rien à attendre de bon d’un culte de la personnalité exacerbé et il n’est pas souhaitable que la France s’engage sur le chemin.

Il s’agit là d’une opinion personnelle, évidemment…

Michel Fanget s’est mis en marche ; il aurait mieux fait de se mettre au billard…

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michel FangetQue penser de l’article paru dans le journal La Montagne ce matin sous la plume de Jean-Paul Gondeau et revenant sur les investitures accordées par la commission de la « République en Marche » ? On y découvre les attentes de Michel FANGET pour être repêché après avoir été écarté au profit de Valérie THOMAS sur la 1ère circonscription du Puy de Dôme :

Vous allez voir c’est on ne peut plus simple :

1°) ON dégage Valérie THOMAS de la première circonscription.

Elle est l’une des chevilles ouvrières de Macron depuis le début dans le département ?

Pas un souci, ON lui fait une fleur en lui offrant une circonscription au moins aussi facile. A se demander pourquoi elle n’y a pas pensé avant.

2°) ON parachute Valérie THOMAS sur la 4ème circonscription.

Là pas de souci, elle est quasi élue.  Mais pourtant il y a d’autres postulants République en marche ?

Ah bon, je ne sais pas, vous croyez ?

Moralité :

Michel FANGET est un fin stratège pour qui le billard en 3 bandes minimum n’a pas de secret. C’est avec un profond respect que je lui ai donc indiqué personnellement toute mon admiration. Je ne peux qu’être admiratif  en effet de cette intelligence politique profonde et désintéressée. Il est clair qu’ON ne peut pas s’en passer et que nous ne lui arrivons pas à la cheville.

C’est quand même dommage que Valérie THOMAS n’en soit pas consciente…

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La Montagne, indiscrétions du 14 mai 2017

En attendant, je vais cultiver mon jardin…

Michel SAUVADE

Epilogue : la Montagne annonce à l’instant l’investiture de Michel FANGET pour LREM dans la 4ème circonscription ! Ca tombe bien : elle est « tout aussi gagnable que la 1ère ».

 

La nouvelle cartographie de la couverture mobile de l’Arcep en phase test

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source : AMF, http://www.maire-info.com/article.asp?param=20612&PARAM2=PLUS&nl=1

lundi 3 avril 2017« L’Arcep a lancé à Bordeaux, le 22 mars dernier, son nouveau site dédié à la couverture mobile : monreseaumobile.fr. Prenant en compte les critiques des élus et des utilisateurs, la nouvelle cartographie distingue quatre niveaux de couverture au lieu de deux : très bonne couverture, bonne couverture, couverture limitée, pas de couverture. Ces quatre niveaux mesurent la capacité à téléphoner et à recevoir des SMS. La « très bonne » couverture correspond à une réception correcte en intérieur et extérieur, la « bonne » à une réception défectueuse dans les bâtiments, pour la « limitée », il faut être à l’extérieur. Elle peut enfin être inexistante. Ces nouveaux indicateurs ne sont pour le moment disponibles que sur l’Aquitaine, leur généralisation à l’ensemble du territoire étant programmée pour septembre 2017.
Les données utilisées pour reseaumobile.fr compilent deux types d’informations. Il s’agit d’une part des cartes de couverture des opérateurs simulées à partir de données telles que l’implantation des antennes, l’azimut des émetteurs (c’est-à-dire leur direction), leur puissance, leur nature (3G, 4G…). « Ces cartes donnent une information concernant l’ensemble du territoire mais présentent des visions nécessairement simplifiées et donc encore imparfaites de la réalité » précise l’Arcep. Elles intègrent d’autre part les mesures de qualité de service réalisées chaque année par l’Arcep. Ces mesures sont effectuées en conditions réelles, mais ont pour limites d’être ponctuelles et statiques, devant la mairie le plus souvent.
Les zones blanches identifiées ces derniers mois – qui utilisent il est vrai un autre protocole de mesure – sont du reste très imparfaitement prises en compte sur la carte publiée fin mars. Les représentants des élus ont en effet constaté lors de la présentation du dispositif à Bordeaux que des communes figurant dans la dernière liste « zone blanche » étaient signalées en tant que communes couvertes sur monreseaumobile.fr. Une marge de progression dont l’Arcep a conscience : l’objectif de la phase du test est en effet d’expérimenter un nouveau protocole de mesure de vérification des données des opérateurs par l’utilisation d’un véhicule bardé d’antennes qui sillonnera l’Aquitaine durant les prochaines semaines.
Ces nouvelles cartes s’inscrivent dans une stratégie de « régulation par la data » promue par l’Arcep. Toutes les données sur la couverture (2G, 3G, 4G) ont en effet vocation à être en libre accès sur le portail data.gouv.fr. L’objectif de l’autorité est de stimuler la concurrence entre opérateurs en favorisant la création d’applications permettant de comparer la couverture offerte par chacun des quatre opérateurs.

Conseil national : Le Modem en mouvement à côté d’En Marche pour la présidentielle. Ce sera sans moi.

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p1160267-3– Moi, devant le consensus ambiant : « quand tout le monde pense la même chose, on ne pense plus rien », avant d’expliquer que je n’adhérais pas à la proposition d’Alliance avec Emmanuel Macron, que mon parrainage ira à droite et que je souhaitais qu’on renforce la confiance nécessaire au bon fonctionnement de notre Mouvement…

– F. Bayrou : « le contraire m’aurait étonné »

Le Président du MoDem connaît bien ses troupes, mais on ne peut pas dire que la confiance soit au rendez-vous – au point de demander de ne pas prendre de notes durant le conseil national… – et c’est bien là que le bât blesse. Recommandation d’ailleurs inutile, un blog n’est pas le lieu pour faire l’écho des réflexions inhérentes au conseil national, cela va sans dire…

Je retiendrais simplement que François Bayrou a proposé une alliance à Emmanuel Macron, l’a justifiée devant le conseil national. Les militants vont donc se rapprocher des militants d’En Marche sur le terrain pour cette campagne.

Reconnaissance également des situations d’alliance au sein des collectivités locales : il n’est pas question de dénoncer le travail entrepris avec l’UDI et Les Républicains, celui pour lequel nous avons été élus ensembles. Pour moi c’était une évidence, mais cela va mieux lorsqu’on l’entend.

Le travail interne sur les élections législatives est également lancé, ce qui est tout à fait logique et propice à éviter ce qui commence à pointer sur le terrain : la course à l’échalote ; reconnaissons à certains candidats à la candidature centristes puydômois – et ailleurs certainement – une souplesse d’échine qui ne peut qu’impressionner : négocier avec Brice Hortefeux une circonscription en février et recommencer l’opération avec Macron le mois suivant, cela impressionne. Pas sûr que les électeurs goûtent le numéro et apprécient l’artiste cependant. Nous verrons bien…

Etant plutôt rigide face à ces acrobaties, cela se fera sans moi : François Bayrou a précisé que sa proposition était personnelle, ma décision l’est aussi.

  • Loyauté d’abord par rapport à un engagement pris durant la primaire de la Droite et du Centre. Ceci ne signifie pas aveuglement, cela signifie laisser la possibilité à celui qui a été désigné de décider lui-même de la moins mauvaise sortie de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons de ce côté. J’attends avec curiosité les parrainages de certains de nos amis….
  • Affirmation de valeurs qui fondent depuis longtemps mon engagement au centre-droit : c’est là que je trouve à la fois l’affirmation du primat de la liberté individuelle, le refus du droit du plus fort sans que l’Etat n’ait à penser à ma place ou me sentir sous la coupe méprisante d’une dogma moralisatrice déconnectée des réalités.
  • Conviction enfin, peut-être à tort, qu’Emmanuel Macron n’est pas en capacité d’apporte une véritable innovation – au sens premier du terme – pour sortir de la crise politique actuelle, dont la responsabilité, c’est vrai, repose en grande partie sur la suffisance à la fois du Parti Socialiste et de l’UMP/Les Républicains.  Les uns et les autres n’en sortiront pas indemnes, c’est clair.

Bien malin qui imagine ce qui sortira des urnes dans 50 jours. J’en suis personnellement incapable, mais ne suis pas prêt à faire un chèque en blanc en la matière, tout aussi brillants soit le ramage et le plumage ; en Auvergne, on ne rigole pas avec le fromage…

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai tout particulièrement apprécié les propos mesurés et plein d’empathie de Jacqueline Gourault. Je n’en attendais pas moins de celle qui, depuis longtemps, agit avec tant d’efficacité pour le bien commun, tant au Sénat qu’au sein de l’Association des Maires de France. J’ai toujours pensé que le MoDem tenait là ce qui se fait de mieux en termes de pensée politique par rapport aux collectivités locales et à l’intérêt public.

Au final donc, curieusement, le sentiment que les chose sont clarifiées et que, désormais, le débat sur le projet va reprendre ses droits. J’y tiendrais ma place, au centre-droit, dans le MoDem.