Alors qu’émettre des réserves sur E. Macron peut devenir un crime de lèse-majesté…

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vampireFaisant suite à plusieurs remarques au sujet de mon « je suis désolé, Emmanuel Macron, je ne le sentais pas hier, je ne le sens pas davantage aujourd’hui » après l’avoir félicité pour son élection, comme tout bon démocrate doit le faire, voici quelques éléments de réflexion :
Moi je veux bien qu’il n’y ait qu’une façon de penser :
– Ce serait plus confortable pour moi de suivre le mouvement de l’immense majorité du MoDem.
– Ce serait plus confortable de rester tranquillement dans mon coin en attendant la suite.
– Ce serait plus confortable, par ambition, de me mettre en marche, en un mot, en suivant le mouvement, sans me poser de question.
 
Maintenant, jusqu’à présent :
– Je n’ai jamais « prêché », et je n’ai pas l’intention de commencer.
– Je n’ai volontairement rien dit hier, par respect pour le bonheur de ceux qui ont voté Macron au deuxième tour – dont j’étais par ailleurs – qui se réjouissaient de cette belle victoire.
– J’ai toujours respecté les positions des uns et des autres, même si je ne les partageais pas, et je continuerai.
 
Alors permettez-moi :
– D’être loyal avec les engagements pris lors de la campagne de la primaire de la droite et du centre derrière Alain Juppé. Là aussi faire campagne dans ces conditions, vous l’imaginez ce n’était pas simple. Je l’assume sans état d’âme.
– D’exprimer des réserves sur ce qui est en train de se passer. Ces réserves je les ai d’ailleurs communiquées lors du dernier conseil national du MoDem. Et je dois dire que, si j’étais le seul, je ne me suis pas senti rejeté, marginalisé et surtout que j’étais respecté dans mes choix.
– Paradoxalement, la démarche de co-construction annoncée par E. Macron correspond, pour ceux qui me connaissent, à ma façon de fonctionner, je n’ai donc pas d’a priori là dessus, si cette démarche est effective.
 
Donc, plutôt que de grimper dans les tours :
– Attendons ensemble de voir les premières décisions du nouveau Président (choix du PM et investitures aux législatives) ; on pourra alors débattre sur des faits et non sur des sentiments.
– Acceptons que tous les Français ne soient pas comme un seul homme derrière cette élection et occupons-nous plutôt de comprendre quelles en sont les raisons, notamment celles qui font que plus de la moitié des communes françaises ont placé le FN en tête au premier tour – mais visiblement, dans l’euphorie, tout le monde s’en fout –
– Et reconnaissons que l’idolâtrie dans tous ses excès n’est pas une bonne chose pour la démocratie, d’où qu’elle vienne…
 
Mais surtout, surtout, ne brandissez pas la morale pour stigmatiser telle ou telle position : le résultat de l’élection a donné au moins autant de devoirs que de droits à E. Macron.
 
Je terminerai par une citation de Bayrou : « Certes, je n’aime pas le PS d’appareil, le PS sectaire. Et Dieu sait qu’il existe, qu’il roule des mécaniques. Je le trouve effarant, dans son contentement de lui-même, dans sa certitude d’avoir raison moralement, dans un mélange de privilèges amassés et de bonne conscience étalée, certain d’être fondé à user de tous les moyens, même les pires, pour le triomphe de sa « bonne cause ».
A droite, on partage parfois le même cynisme, la même certitude que la fin justifie les moyens, mais au moins la bonne conscience en bandoulière nous est elle épargnée ». (F. BAYROU, 2012, état d’urgence, page 35)
 
Acceptons tous ensemble que les Français aient leur propre éthique et puissent penser par eux-mêmes en toute liberté, les choses iront bien mieux !

Comme annoncé dimanche soir je voterai Macron, sans hésitation mais sans illusion.

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Manifestement ma position annoncée très clairement dès dimanche soir à 20 h 10 sur les réseaux sociaux a besoin d’être rappelée ici, faute d’orthographe comprise…

samedi 29 avril 2017

Le temps n’est pas aux discussions et aux débats : on refera la campagne et l’élection plus tard. Dans l’immédiat chaque élu me semble devoir se positionner clairement, ce que je fais.

Pour autant, pas certain que les appels des uns et des autres servent à quelque chose, tant le rejet de l’ordre établi est fort aujourd’hui.

Il va falloir garder son sang-froid dans les jours qui viennent : la semaine qui s’annonce ne pourra qu’être rude.

Ni boxon, ni maison de rendez-vous, l’AMF est l’âme des communes de France – @l_amf

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P1160867Une nouvelle fois, en organisant la rencontre des maires et présidents d’intercommunalité l’Association des Maires de France (AMF) avec les candidats a joué un rôle important dans l’engagement d’une campagne pour les Présidentielles bien morose.

Le Livradois-Forez était bien représenté, puisque Myriam Fougère, maire d’Ambert et donc vice-présidente es-qualité de l’AMF63 et moi-même faisions partie de la délégation puydômoise.

Si deux candidats n’ont pas jugé utile de répondre à l’invitation des élus – Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon – les autres se sont pliés à l’exercice devant une salle particulièrement motivée et attentive face aux annonces des uns et des autres.P1160844

Même si Emmanuel Macron l’a joué provoc – opération de com manifestement pour se démarquer – ceci ne justifie en aucune manière les sifflets qu’il a reçus de la part d’une partie de l’assistance. Nous avions déjà connu ceci il y a quelques années avec Nicolas Sarkozy et, plus récemment François Hollande. Ne confondons pas, l’AMF n’est pas un boxon et cette attitude est inadmissible.

P1160937 (2)Pas un self-service politique, contrairement à ce que semble avoir cru les maires socialistes qui ont emboité le pas de leur poulain direction la sortie, sans prendre la peine d’écouter les candidats qui suivaient. Sale mentalité, désintérêt et mépris pour la chose publique. Inutile de venir dans ces conditions, il valait mieux aller à un meeting du PS, par les temps qui courent, il y a de la place.

Quant à l’élue en mal de reconnaissance, dont je flouterai le visage par courtoisie, qui a couru toute la journée après les selfies et autres photos avec les célébrités, inutile de faire le tour du premier rang dans ce type de réunion, pour serrer des mains et récupérer des cartes de visites. Personne n’est dupe et tout le monde rigole en douce ensuite… Une réunion de l’AMF ce n’est pas le spectacle à Eurodisney avec les petits mickeys… ni une maison de rendez-vous.

amf

L’AMF, c’est un engagement collectif pour aller de l’avant pas pour se mettre en avant. C’est ça le problème avec les nouveaux convertis, c’est qu’ils éprouvent toujours le besoin d’en faire plus que les autres pour exister.

L’AMF, c’est d’abord du travail pour contribuer à l’élaboration d’une réflexion collective ; encore faut-il être capable de travailler et de réfléchir collectivement… Ce n’est pas là qu’on va recenser les leviers à actionner.

L’AMF c’est permettre que le maire de Paris et celui de Marsac-en-Livradois réfléchissent ensemble, sans querelle partisane, sans ambition personnelle, simplement parce que cela est profitable à l’action de l’une et à l’autre. Pas de place à l’AMF pour ceux qui la jouent perso, donc… C’est aussi F. Baroin et A. Laignel côte à côte parlant d’une seule voix.

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P1160806 (2)L’AMF, c’est le plaisir de voir un Jean Lassalle ou un Philippe Poutou à la tribune, qui inondent de leur sincérité l’auditoire et qui, à ce titre, ont légitimement leur mot à dire dans la campagne. Il n’y a pas de petits ou de gros candidats, il y a des citoyens qui s’engagent et s’exposent pour faire avancer leurs idées. Rien que pour cela, ils méritent le plus grand respect. C’est à l’AMF qu’on les rencontre, pas sur TF1.

L’AMF c’est en fait l’âme des communes de France, ce qui construit une personnalitéP1160957 (2) déterminée dans un paysage institutionnel agité. C’est pourquoi je suis fier d’être au sein de l’AMF un des acteurs, avec les autres maires, de ce destin partagé de nos communes et de leurs habitants.

Quant aux parasites… qu’ils aillent polluer d’autres eaux bien plus troubles…

Contre la démocratie à deux vitesses, partout et toujours.

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dupont aignanIl est impossible de ne pas soutenir Nicolas Dupont-Aignan dénonçant la sélection a priori des candidats à la présidentielle 2017 pour participer au débat organisé par TF1 demain : http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/dupont-aignan-quitte-le-plateau-de-tf1/ar-BBylAME?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/dupont-aignan-quitte-le-plateau-de-tf1/ar-BBylAME?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp

Pour avoir subi la même discrimination à une autre échelle, dans le cadre des élections législatives 2012 (https://la5emeaucentre.org/2012/05/28/france-3-vive-la-liberte-dexpression-pour-les-autres/) je sais ce que cela signifie, même si les électeurs savent aujourd’hui se forger leur propre opinion sans forcément passer par celle formatée des médias.

 

En tant que conseiller départemental je viens d’apporter mon parrainage à Jean Lassalle, même si je voterai et appelle à voter pour François Fillon.

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Daniel Barrier et Sylvain Courtinat ont été les catalyseurs d’une réflexion qui me taraudait depuis quelques temps déjà : parrainer Jean Lassalle et je les remercie profondément pour ce que je considère comme une marque d’amitié de leur part. Je pense qu’il est important dans le contexte actuel d’apporter un peu d’air vraiment frais dans la campagne des présidentielles.

D’autres part, et cela explique peut-être aussi le choix d’un certain nombre de maires ici (Bernard PASTEL à Doranges, Jean SAVINEL à Arlanc, Jean-Philippe POUGET au Monestier, Daniel BARRIER à Saint Martin des Olmes), Jean Lassalle est venu en Livradois : https://ambertaucentre.org/2013/09/05/ambert-au-centre-et-jean-lassalle-main-dans-la-main/ mais aussi pour moi un excellent souvenir personnel : https://ambertaucentre.org/2013/08/30/la-politique-ca-fait-maigrir-merci-jean-lassalle/


mais encore pour tout Ambert au centre  : https://ambertaucentre.org/2012/04/13/ambert-au-centre-et-jean-lassalle-pour-la-victoire/



La voix du berger mérite d’être entendue – elle porte pour moi les vraies valeurs du MoDem dans cette élection -, et peut-être sa voie, même si pour ma part je ferai campagne et je voterai pour François Fillon et la nécessaire alternance.

Une chose est sûre : plus que jamais le bulletin de vote de chacune et chacun aura un réel poids et personne ne pourra dire qu’il n’était pas prévenue des enjeux pour notre pays.

Conseil national : Le Modem en mouvement à côté d’En Marche pour la présidentielle. Ce sera sans moi.

Galerie

p1160267-3– Moi, devant le consensus ambiant : « quand tout le monde pense la même chose, on ne pense plus rien », avant d’expliquer que je n’adhérais pas à la proposition d’Alliance avec Emmanuel Macron, que mon parrainage ira à droite et que je souhaitais qu’on renforce la confiance nécessaire au bon fonctionnement de notre Mouvement…

– F. Bayrou : « le contraire m’aurait étonné »

Le Président du MoDem connaît bien ses troupes, mais on ne peut pas dire que la confiance soit au rendez-vous – au point de demander de ne pas prendre de notes durant le conseil national… – et c’est bien là que le bât blesse. Recommandation d’ailleurs inutile, un blog n’est pas le lieu pour faire l’écho des réflexions inhérentes au conseil national, cela va sans dire…

Je retiendrais simplement que François Bayrou a proposé une alliance à Emmanuel Macron, l’a justifiée devant le conseil national. Les militants vont donc se rapprocher des militants d’En Marche sur le terrain pour cette campagne.

Reconnaissance également des situations d’alliance au sein des collectivités locales : il n’est pas question de dénoncer le travail entrepris avec l’UDI et Les Républicains, celui pour lequel nous avons été élus ensembles. Pour moi c’était une évidence, mais cela va mieux lorsqu’on l’entend.

Le travail interne sur les élections législatives est également lancé, ce qui est tout à fait logique et propice à éviter ce qui commence à pointer sur le terrain : la course à l’échalote ; reconnaissons à certains candidats à la candidature centristes puydômois – et ailleurs certainement – une souplesse d’échine qui ne peut qu’impressionner : négocier avec Brice Hortefeux une circonscription en février et recommencer l’opération avec Macron le mois suivant, cela impressionne. Pas sûr que les électeurs goûtent le numéro et apprécient l’artiste cependant. Nous verrons bien…

Etant plutôt rigide face à ces acrobaties, cela se fera sans moi : François Bayrou a précisé que sa proposition était personnelle, ma décision l’est aussi.

  • Loyauté d’abord par rapport à un engagement pris durant la primaire de la Droite et du Centre. Ceci ne signifie pas aveuglement, cela signifie laisser la possibilité à celui qui a été désigné de décider lui-même de la moins mauvaise sortie de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons de ce côté. J’attends avec curiosité les parrainages de certains de nos amis….
  • Affirmation de valeurs qui fondent depuis longtemps mon engagement au centre-droit : c’est là que je trouve à la fois l’affirmation du primat de la liberté individuelle, le refus du droit du plus fort sans que l’Etat n’ait à penser à ma place ou me sentir sous la coupe méprisante d’une dogma moralisatrice déconnectée des réalités.
  • Conviction enfin, peut-être à tort, qu’Emmanuel Macron n’est pas en capacité d’apporte une véritable innovation – au sens premier du terme – pour sortir de la crise politique actuelle, dont la responsabilité, c’est vrai, repose en grande partie sur la suffisance à la fois du Parti Socialiste et de l’UMP/Les Républicains.  Les uns et les autres n’en sortiront pas indemnes, c’est clair.

Bien malin qui imagine ce qui sortira des urnes dans 50 jours. J’en suis personnellement incapable, mais ne suis pas prêt à faire un chèque en blanc en la matière, tout aussi brillants soit le ramage et le plumage ; en Auvergne, on ne rigole pas avec le fromage…

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai tout particulièrement apprécié les propos mesurés et plein d’empathie de Jacqueline Gourault. Je n’en attendais pas moins de celle qui, depuis longtemps, agit avec tant d’efficacité pour le bien commun, tant au Sénat qu’au sein de l’Association des Maires de France. J’ai toujours pensé que le MoDem tenait là ce qui se fait de mieux en termes de pensée politique par rapport aux collectivités locales et à l’intérêt public.

Au final donc, curieusement, le sentiment que les chose sont clarifiées et que, désormais, le débat sur le projet va reprendre ses droits. J’y tiendrais ma place, au centre-droit, dans le MoDem.