Conseil national : Le Modem en mouvement à côté d’En Marche pour la présidentielle. Ce sera sans moi.

Galerie

p1160267-3– Moi, devant le consensus ambiant : « quand tout le monde pense la même chose, on ne pense plus rien », avant d’expliquer que je n’adhérais pas à la proposition d’Alliance avec Emmanuel Macron, que mon parrainage ira à droite et que je souhaitais qu’on renforce la confiance nécessaire au bon fonctionnement de notre Mouvement…

– F. Bayrou : « le contraire m’aurait étonné »

Le Président du MoDem connaît bien ses troupes, mais on ne peut pas dire que la confiance soit au rendez-vous – au point de demander de ne pas prendre de notes durant le conseil national… – et c’est bien là que le bât blesse. Recommandation d’ailleurs inutile, un blog n’est pas le lieu pour faire l’écho des réflexions inhérentes au conseil national, cela va sans dire…

Je retiendrais simplement que François Bayrou a proposé une alliance à Emmanuel Macron, l’a justifiée devant le conseil national. Les militants vont donc se rapprocher des militants d’En Marche sur le terrain pour cette campagne.

Reconnaissance également des situations d’alliance au sein des collectivités locales : il n’est pas question de dénoncer le travail entrepris avec l’UDI et Les Républicains, celui pour lequel nous avons été élus ensembles. Pour moi c’était une évidence, mais cela va mieux lorsqu’on l’entend.

Le travail interne sur les élections législatives est également lancé, ce qui est tout à fait logique et propice à éviter ce qui commence à pointer sur le terrain : la course à l’échalote ; reconnaissons à certains candidats à la candidature centristes puydômois – et ailleurs certainement – une souplesse d’échine qui ne peut qu’impressionner : négocier avec Brice Hortefeux une circonscription en février et recommencer l’opération avec Macron le mois suivant, cela impressionne. Pas sûr que les électeurs goûtent le numéro et apprécient l’artiste cependant. Nous verrons bien…

Etant plutôt rigide face à ces acrobaties, cela se fera sans moi : François Bayrou a précisé que sa proposition était personnelle, ma décision l’est aussi.

  • Loyauté d’abord par rapport à un engagement pris durant la primaire de la Droite et du Centre. Ceci ne signifie pas aveuglement, cela signifie laisser la possibilité à celui qui a été désigné de décider lui-même de la moins mauvaise sortie de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons de ce côté. J’attends avec curiosité les parrainages de certains de nos amis….
  • Affirmation de valeurs qui fondent depuis longtemps mon engagement au centre-droit : c’est là que je trouve à la fois l’affirmation du primat de la liberté individuelle, le refus du droit du plus fort sans que l’Etat n’ait à penser à ma place ou me sentir sous la coupe méprisante d’une dogma moralisatrice déconnectée des réalités.
  • Conviction enfin, peut-être à tort, qu’Emmanuel Macron n’est pas en capacité d’apporte une véritable innovation – au sens premier du terme – pour sortir de la crise politique actuelle, dont la responsabilité, c’est vrai, repose en grande partie sur la suffisance à la fois du Parti Socialiste et de l’UMP/Les Républicains.  Les uns et les autres n’en sortiront pas indemnes, c’est clair.

Bien malin qui imagine ce qui sortira des urnes dans 50 jours. J’en suis personnellement incapable, mais ne suis pas prêt à faire un chèque en blanc en la matière, tout aussi brillants soit le ramage et le plumage ; en Auvergne, on ne rigole pas avec le fromage…

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai tout particulièrement apprécié les propos mesurés et plein d’empathie de Jacqueline Gourault. Je n’en attendais pas moins de celle qui, depuis longtemps, agit avec tant d’efficacité pour le bien commun, tant au Sénat qu’au sein de l’Association des Maires de France. J’ai toujours pensé que le MoDem tenait là ce qui se fait de mieux en termes de pensée politique par rapport aux collectivités locales et à l’intérêt public.

Au final donc, curieusement, le sentiment que les chose sont clarifiées et que, désormais, le débat sur le projet va reprendre ses droits. J’y tiendrais ma place, au centre-droit, dans le MoDem.

Le journal La Montagne m’interroge sur la situation politique actuelle : la réponse est claire.

Par défaut
  • Je ne me sens nullement concerné par la décision personnelle de François Bayrou de soutenir Emmanuel Macron, bien que je sois vice-président du MoDem 63 et conseiller national. Un conseil national aura justement lieu demain matin au siège du MoDem à 9 h et permettra de clarifier la position des uns et des autres.
  • Pour ma part je ne me reconnais pas dans l’émergence d’un parti social démocrate derrière Emmanuel Macron. Nous assistons là à la recomposition de la gauche, suite à l’explosion de son organisation actuelle. Saluons cependant la capacité à permettre l’engagement nouveau de citoyens qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle.
  • François Fillon a été légitimé par le résultat sans ambiguïté du vote à la primaire de la Droite et du Centre. Comptant parmi les premiers soutiens d’Alain Juppé dans le Puy de Dôme, j’ai reconnu sans hésitation cette légitimité.
  • Dans le contexte actuel c’est donc à François Fillon de prendre ses responsabilités en toute conscience pour faire réussir la véritable alternance dont le pays a impérativement besoin.
  • Dans la semaine qui vient, en fonction de la décision qui sera la sienne, je donnerai mon parrainage en tant que conseiller départemental – et non de maire de Marsac en Livradois – à celui qui sera le plus à même de porter la Droite et le Centre au pouvoir pour réussir l’alternance.

Je lance « engagement politique démocrate et républicain 2.0 » aujourd’hui : agir pour ne plus subir.

Galerie

Le vent électoral est propice à tous les envols : aussi bien les feuilles mortes, les branches pourries que les petites graines prometteuses, aussi bien les promesses électorales, les vestes qui se retournent que les transports quasi amoureux. Au final les électeurs ont toujours eu les élus qu’ils méritent, et c’est très bien ainsi ; cela s’appelle la démocratie.

Cette démocratie s’est construite dès l’origine sur des clubs ou des partis, seuls capables de porter un projet et de lui donner un cadre législatif de portée nationale. Tous ceux qui ont dénoncé le « régime des partis », y compris le Grand Charles, se sont in fine trouvés à la tête de ces rassemblements de militants qui les ont portés au pouvoir en collant les affiches, en faisant la claque dans les meetings et même parfois en donnant des claques… Et de « révolutionnaire » ils sont devenus « conservateurs » ; ainsi va la vie politique…

C’est la raison pour laquelle cet engagement politique doit être affirmé avec autant de fierté que celle d’un professionnel compétent ou d’un bénévole associatif impliqué. Aujourd’hui, cet engagement est honteux, de la bouche même de ceux qui le portent. Comment dans ces conditions penser que les électeurs puissent y accorder le moindre crédit. C’est le terreau fertile des populistes, ceux qui expliquent qu’ils sont le « peuple », non sans un mépris souvent insupportable.

modem

Adhérent du Mouvement Démocrate depuis 2008, je n’ai jamais caché cettemichel-sauvade appartenance, même lorsqu’elle était une source inépuisable de railleries, souvent amusantes (« et vous vous réunissez dans une cabine téléphonique ? »), parfois justifiées (« Vous êtes sûrs de savoir ce que vous voulez ? »). Il est clair que choisir le MoDem pour « faire carrière », ce n’est pas la voie royale. Encore faut-il vouloir faire carrière… L’histoire a montré qu’on pouvait cependant, être reconnu, respecté et même… élu.

photo-simon-et-moi-a-arras2

ambert2011Ce sont d’ailleurs des adhérents du MoDem qui ont lancé ici, autour de Jean Aulagnier et de jeunes élus un groupe Modem que l’élections cantonale de 2011 a transformé en centristes pour Ambert, « Ambert au centre ». Cette belle aventure a accompagné vers la réussite électorale nombre de ses membres, fort d’un travail collectif de terrain, et nourris par l’expérience de nos glorieux anciens, comme Georges Chometon ou Jo Chanoine qui n’ont pas ménagé, eux non plus, leur peine pour ce pays d’Ambert qui nous est si cher.

georges

Ambert au centre, après l’élection départementale a intégré « l’équipe du canton », avec Les Républicains, autour de Valérie Prunier et de moi-même, l’une Réconseillerspublicaine, l’autre Démocrate : une démarche originale qui, sans renoncer aux engagements partisans – au sens noble du terme – , les a transcendés dans l’intérêt collectif, au point que plusieurs de ces « équipiers » se sont à leur tour encartés, qui chez les Républicains, qui à l’UDI : nous avons compris que nous ne devions compter que sur nous-mêmes pour être élus ici et que notre voix devait être entendue plus haut.

canton

Derrière Florence Dinouard, candidate investie par l’UDI, nous sommes en campagne actuellement, Centre et Droite rassemblés pour l’élection législative qui permettra l’alternance dans notre arrondissement. Florence porte cette ambition qui nous anime depuis le début, et clôturera ainsi définitivement l’ère Chassaigne.

udi

Durant les trois ans qui suivront, le paysage politique locale se sera stabilisé : nous aurons tout loisir d’accompagner alors celles et ceux qui seront les élus de demain dans les communes et à la communauté de communes Ambert Livradois Forez : ils sauront mener à bien le projet qu’ils auront construit avec vous toutes et tous, qui suivez ce blog.

Il est certain que la relève est d’ores et déjà assurée ici ; elle pourra compter sur nous. Je ressens le besoin d’élargir la réflexion et de l’ouvrir à d’autres horizons. Mes activités au sein de l’Association des Maires de France au niveau national m’y invitent. Notre voix peut et doit compter, y compris en face de ministres ou de chefs de partis ou de services de l’Etat.

Quel paysage politique national sera celui du Centre et de la Droite demain ? Bien malin qui peut le dire à l’heure où j’écris ces lignes. Une chose est sûre cependant : de nouvelles équipes se mettront en place dans des partis recomposés pour tout ou partie. Pour n’en citer qu’un, quel avenir pour un parti politique, le MoDem, sans candidat à la Présidentielle.

Il est impensable que les militants continuent à subir à l’intérieur des partis, ce que nous subissons depuis quelques années : fait du prince, petits arrangements entre amis, absence d’écoute… nous en voyons tous les jours les conséquences dévastatrices sur l’électorat. Nous sommes ici à des titres divers investis de responsabilités départementales dans nos fédérations, voire de fonctions nationales et nous le vivons au quotidien.

Le temps n’est pas propice à ce débat à l’intérieur de nos partis aujourd’hui… à nous de nous en emparer sur le web : c’est la raison pour laquelle j’active le site web, créé il y a plusieurs mois : engagement politique démocrate et républicain ; il est ouvert aux militants encartés de l’UDI, du MoDem et des Républicains : chacun y aura sa page personnelle et pourra y dialoguer sans censure pour inventer les partis de demain. Chaque année nous organiserons une rencontre ici en Livradois-Forez pour des tables-rondes ouvertes à toutes et tous.

C’est une autre expérience qui commence pour moi, à côté de mon engagement communal, départemental, à côté d’Ambert au centre et du MoDem. Epanouissement politique personnel et besoin d’explorer de nouveaux horizons. Je vous invite à m’y retrouver : http://engagementpolitique.net

réunion régionale du Modem à Monistrol

Par défaut

IMG_3517 (3)Beaucoup d’interrogations chez nombre d’adhérents du MoDem d’Auvergne Rhône-Alpes face aux échéances à venir : le meilleur moyen d’avancer est donc de se réunir pour en parler : c’est la raison pour laquelle nous étions un certain nombre à Monistrol sur Loire ce dimanche 20 mars.

Clair pour moi : l’engagement politique a tout son sens, et peut-être encore plus aujourd’hui. A nous de faire entendre notre voix de militant et d’élu avec force !